L'industrialisation de Biache

En 1865, la fabrication de tubes de cuivre rouge est créée dans les nouveaux ateliers construits au nord de la Scarpe (actuellement Hyper U). La société achète une usine à zinc en Belgique qui produit le zinc brut nécessaire aux laminoirs biachois. Une voie ferrée est posée ainsi qu'une usine à gaz (à la place de la maison de l'éclusier). Un marteau pilon de grande dimension est installé. 

en 1871, la commune et ses usines sont occupées suite à la bataille de Bapaume et la première Kommandantur s'installe. 

Dès la fin de 1872, la fabrication de laiton pour étuis de cartouche débute (une fabrication réputée difficile à l'époque).

En 1890, les usines de Biache embauchent en moyenne 750 ouvriers.

En 1911, l'électrification de tous les ateliers fait son apparition.

Toutefois, malgré ces progrès techniques, Biache n'est toujours pas raccordée aux chemins de fer. En 1912, un accord est passé avec la Compagnie des Chemins de Fer pour l'ouverture d'une gare de voyageurs et les usines sont raccordées au réseau.

La Première Guerre Mondiale

Les usines sont occupées dès le 2 octobre 1914. Immédiatement, débute le saccage. Le 17 octobre, la Kommandantur, ainsi que les troupes s'y installent. Ils resteront jusqu'en octobre 1918.

 

Le 13 avril 1917, la population biachoise est évacuée vers la Belgique en raison de la proximité du front.

 

Le 14 octobre 1918, les premiers à pénétrer dans les usines sont, entre autres, les Anglais. Tout est détruit. Les usines sont recouvertes par les eaux de la Scarpe suite à la destruction des digues.

 

La reconstruction

 

En 1919, après la cessation des hostilités, les dirigeants font face à de graves problèmes. Le village est en ruine.

 

Faut-il reconstruire ? Quelles industries ?

 

* création de deux carrières à Pelves et à Roeux pour l'extraction de la craie  

* création d'une puissante cimenterie à four rotatif (début des travaux en 1921) : la cimenterie s'appuie sur un grand port fluvial de 300 mètres, créée sur l'emplacement des anciens ateliers métallurgiques. Le 1er four est mis en marche en février 1924, le 2ème le 8 juin 1926, et le 3ème le 30 novembre 1931.

En 1936, la cimenterie produit 120 000 tonnes de ciment "Portland artificiel".

En 1940 : l'usine est de nouveau occupée. Le travail reprend progressivement dès l'automne 1940, sous les ordres des allemands. Trois ouvriers de la cimenterie ont été odieusement abattus par les occupants dans la nuit du 25 août 1942. Un monument à leur mémoire est élevé sur le site.

Le 11 septembre 1944, la commune est définitivement libérée de l'ennemi.

En 1949, on ajoute une virole au four 2 qui sera appelé four 4. en 1961, un 5ème four est construit et sera mis en route un an plus tard. Un 6ème voit le jour en 1967. En 1974/1975, des investissements sont fait pour lutter contre la pollution par la poussière. 

L'usine fait partie des fonderies, laminoirs et cimenteries de Biache lorsque celle-ci fusionne en 1969 avec Châtillon Neuves-Maisons. 

La société Châtillon-Commentry-Biache fusionne ensuite avec la Chiers en 1976 sous le nom de Chiers-Châtillon, elle même fondue dans le groupe USINOR en 1978.

De 1971 à 1986, l'usine peut produire de 650 à 700 000 tonnes par an . Elle livre en sac, en vrac, par camions, trains et péniches.

Le déclin

En 1975, les cheminées 1 & 2 sont abattues. C'est le début du déclin qui durera jusqu'en 1986. En 1979, le four 5 est arrêté suivi en 1986, par le four 6 et, par voie de conséquences, les carrières de Pelves et Roeux. 

Le 31 décembre 1986, c'est l'arrêt définitif de la cimenterie. Les démolitions ont lieu en 1987 et 1988. Les cheminées des fours 3, 5 et 6 tomberont le 25 novembre 1988. Ne restent alors sur le site que les hangars, et l'atelier mécanique, occupé par les sociétés BSM et FIBERM. La centrale électrique, dernier bâtiment encore debout, sera détruit en 2011.

La suite

Créé sur l'emplacement de la cimenterie, le parc de la Flânerie sera inauguré le 10 juillet 2007. 

Super U a ouvert ses portes au début de l'année 2011. 

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